Au programme en juin :

La fille de Madame Angot de Lecocq

 

Au programme à la rentrée de septembre :

Le Messie de Haendel

 


Programme 2022


La fille de Madame Angot de Lecocq

Opéra-comique en trois actes, La Fille de Madame Angot fut créé sur la scène du Théâtre des Fantaisies-Parisiennes de Bruxelles le 4 décembre 1872 avant d’être donné tout aussi triomphalement en France le 21 février 1873.

 

Dans le Paris du Directoire, Clairette Angot, orpheline élevée par les gens des Halles, s’éprend du chansonnier Ange Pitou. Mais, après bien des péripéties amoureuses et politiques, elle se résigne à épouser le perruquier Pomponnet.

 

La partition de Lecocq enchaîne les morceaux à succès et suscite un engouement qui lui vaut de rester à l’affiche des Folies-Dramatiques pour plus de quatre cents représentations, avant de conquérir la France entière puis le monde entier dans diverses traductions. L’ouvrage fait toujours partie du répertoire des théâtres lyriques où il jouit encore d’une relative popularité.

 

Programme 2022-2023


Messie de Haendel

Il était une fois dans le monde de la musique classique l’histoire du Messie de Haendel.

Le Messie est un oratorio, c’est-à-dire une œuvre sacrée composée pour orchestre, solistes et chœur qui raconte une histoire, mais pas question de décors, de costumes ou de jeu d’acteurs, comme à l’opéra.

Car le sujet de l’œuvre est sacré, il demande donc de la retenue et du recueillement.

 

On a l’habitude d’écouter Le Messie de Haendel à Noël. L’œuvre raconte les grands épisodes de la vie de Jésus. La première partie est consacrée à l’Annonciation et à la naissance du Christ :

« Un enfant nous est né, un fils nous a été donné : Il a reçu le pouvoir sur ses épaules, et on lui a donné pour nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père éternel, Prince de paix », et pourtant c’est au moment de Pâques que le Messie a été créé à Dublin : le 13 avril 1742.

Pâques, chez les catholiques, est la commémoration de la résurrection de Jésus-Christ, Jésus a été mis sur la croix, c’est ce qu’on appelle la crucifixion, il est mort, mais il revient à la vie, le fameux jour de Pâques. Ce sont ces épisodes qu’Haendel met en musique dans la deuxième partie du Messie, qui se termine avec le célèbre Alleluya.

La troisième et dernière partie quant à elle traite de la rédemption et de la victoire apportée par le Christ.

Lors de la création du Messie à Dublin, le public est conquis et c’est une forme de résurrection pour Haendel qui a écrit la partition en à peine 3 semaines.

A cette époque le compositeur enchaine les problèmes de santé.

Il ne rencontre plus le succès.

 

Pourtant Haendel a marqué son temps grâce à ses compositions intenses et majestueuses. Il a puisé son inspiration dans la musique de son pays natale, l’Allemagne, il s’est inspiré de ses nombreux voyages notamment en Italie et il s’est attaché aux traditions de son pays d’adoption : l’Angleterre. Son talent et ce savant mélange ont fait de lui l’un des plus grands compositeurs joués encore aujourd’hui dans les plus grandes salles et dans les plus grands opéras.

 

De nombreux opéras d’Haendel sont encore joués mais c’est véritablement Le Messie qui a marqué l’histoire de la musique.

 

Nicolas Lafitte - France Musique