Messe brève en l'honneur de Sainte Anne, pour voix de femmes et orgue de Ropartz

Messe Cum Jubilo, choeur de barytons , baryton solo et orgue de Duruflé

Motets opus 10, pour choeur mixte et orgue de Duruflé

Littlemore Tractus, pour choeur et orgue de Arvo Pärt

 

Jeudi 21 décembre 2017 à 20h30

Temple de la rue Chauchat, Paris IXème

(entrée gratuite)

Les trois mousquetaires, pour choeur d'enfants, d'adultes et orchestre de Julien Joubert

 

Vendredi 8 et samedi 9 juin 2018 à 20h

Auditorium du conservatoire de Paris 13, Paris XIIIème

(entrée gratuite)


Messe Cum Jubilo de Duruflé


Maurice Duruflé (1902-1986) appartient à ces compositeurs français trop volontiers laissés de côté dans leur pays.

 

Né à Louviers dans l'Eure en 1902 et chanteur à la maîtrise de la cathédrale de Rouen, il acquiert l'essentiel de sa formation à Paris. Il y apprend, d'une part, l'orgue auprès de Eugène Gigout, Louis Vierne et Charles Tournemire et, d'autre part, la composition, surtout avec Paul Dukas. Maurice Duruflé sera d'ailleurs organiste titulaire à Saint-Etienne-du-Mont et suppléant de Vierne à Sainte-Clotilde et à Notre-Dame de Paris. En tant qu'organiste, il créa en 1939 avec Roger Désormière le magnifique concerto pour orgue et orchestre de Poulenc. Il sera également pendant près de 20 ans chargé de l'enseignement de l'harmonie au conservatoire de Paris. S'il est vrai que son "Requiem", crée par Paul Paray en 1947, est régulièrement donné en concert, le reste de l'œuvre de Duruflé est mal connu. La Messe "cum jubilo" pour baryton solo, chœur de barytons, orchestre et orgue, œuvre dédiée à sa femme Madeleine, ne fait pas exception et se trouve être plus souvent donnée à l'étranger qu'en France.

 

Œuvre presque ultime de Duruflé, la dernière étant le Notre Père composé en 1977, cette messe fait pendant au Requiem malgré les années qui les séparent. Consacrée à la vierge cette courte messe est écrite pour une formation originale associant un baryton soliste et un chœur de barytons. Il en existe trois versions avec orgue (1967), avec grand orchestre (1970) et avec orchestre réduit (1972). De climat proche du grégorien, elle est monophonique pour sa partie vocale. Le premier mouvement "Kyrie" annonce le climat général de l'œuvre qui est très recueilli. On y entend une superbe mélodie toute simple et très française de style, chantée par le hautbois dans la version orchestrale. Les barytons au rythme d'abord riche en triolets sont ensuite sollicités mezzo forte dans la partie supérieure de leur registre pour le "Christe eleison" avant la reprise piano du "Kyrie eleison" initial. Le second mouvement "Gloria", véritable cœur de l'œuvre, est rempli d'une brillante jubilation confiée aux cuivres aigus dans les parties initiale et finale et résonne dans sa partie centrale d'un climat plus humble confié au baryton. Le "Sanctus" débute par un andante implorant pendant lequel le chœur dialogue avec le cor solo avant que le mouvement ne s'accélère jusqu'à un "Hosanna" à l'esprit festif et percussif qui précède le retour à l'apaisement final. Le très court et dépouillé "Benedictus" est confié au baryton. L'"Agnus Dei" final débute par une superbe introduction à nouveau confiée au hautbois avant d'exposer successivement d'abord piano, puis mezzo forte et à nouveau piano à trois reprises la supplique de piété. Entre temps, un solo de cor aura imprégné ce passage de son chant raffiné. Une très émouvante musique apaisée, simple, entièrement en nuances médianes et très proche dans l'esprit du Requiem de Fauré.

Raoul Naudin

 

Motets opus 10 de Duruflé


Les Quatre Motets sur des thèmes grégoriens, Op. 10, de 1960 sont écrits pour choeur non-accompagné. Chaque motet y est composé autour d'une mélodie d'un chant grégorien.

 

Les textes pour les quatre motets viennent d'extraits divers et originaux de la liturgie.

Ubi caritas était à l'origine la mélodie finale chantée lors de la messe du Jeudi Saint, commémorant Jésus lavant les pieds de ses disciples au dernier dîner. Duruflé met ce texte méditatif au premier rang avec un mouvement libre et gracieux du chant.

Destiné à la fête de l'Immaculée Conception, Tota pulchra es est le seul motet écrit pour 3 voix de femmes. Ce choix et la nature douceet alerte du morceau représentent la pureté et la nature innocente de Marie.

Le troisième motet, Tu es Petrus, traite la fondation de l'Église sur la roche de Saint Pierre comme une apogée avec un dramatique crescendo au seul fortissimo dynamique de l'ensemble.

Tantum conclut les motets avec l'hymne très familier souvent chanté pendant la bénédiction du Saint-Sacrement. Cette combinaison permet à Duruflé d'apporter des nouveautés musicales respectueuses et paisibles en respectant les motets d'origine.

 

Helsingin kamarikuoro, conductor Nils Schweckendiek

Recorded live in Temppeliaukio Church, Helsinki, 26 Oct 2014.

Messe brève en l'honneur de Sainte Anne de Ropartz


Né à Guingamp le 15 juin 1864, mort à Lanloup le 22 novembre 1955.

Guy Ropartz naît dans une famille fortunée. Son arrière-grand-père est juriste, avocat au parlement de Bretagne, puis procureur impérial. Son, grand-père, est chirurgien, et son père, devenu orphelin, recueilli par Jean-Marie de Lamennais, devient un avocat prospère, écrivain et historien, très actif dans la vie socio-culturelle.

En 1867, la famille s'installe à Rennes. Ropartz y étudie le droit, et obtient sa licence. Son père décède en 1878.

 

Il gagne Paris pour continuer ses études de droit. D'abord attiré par la littérature, il entre au Conservatoire de Paris en 1885, où il suit la classe d'harmonie de Théodore Dubois et celle de composition de Jules Massenet.

En 1886, il choisit de suivre la classe d'orgue de César Franck.

 

En 1889, il publie avec Louis Tiercelin (1849-1915), Le Parnasse breton contemporain, une anthologie de la poésie bretonne de la seconde moitié du XIXe siècle (A. Lemerre, Paris 1889), puis participe à L'Hermine, « revue mensuelle de décentralisation littéraire, artistique et scientifique », dirigée par Tiercelin, qui paraît de 1889 à 1911.

 

En 1894, il est nommé directeur du Conservatoire de Nancy (à cette époque, maison-fille du Conservatoire de Paris), et des Concerts Symphoniques de la ville.

Au Conservatoire, il y crée en 1894, les classes d'alto et de de trompette, en 1895, celle de harpe, en 1897, la classe d'orgue, en 1900, la classe de trombone.

Avec l'orchestre qu'il dirige, il crée entre autres des œuvres de Chausson, d'Albéric Magnard, ou ses propres œuvres.

 

Il devient membre de l'Union régionaliste bretonne en 1898.

 

De 1919 à 1929, il est directeur du Conservatoire de Strasbourg, redevenue française, non sans quelques tumultes. Il assure parallèlement la direction de l'Orchestre philharmonique de Strasbourg.

Il prend sa retraite en 1929 et se retire dans son manoir de Lanloup, où il continue à composer. En 1949, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts. En 1953, il est atteint de cécité.

 

Son oeuvre est abondante. Il compose la Messe en l'honneur de sainte Anne en 1921.

 

Performers: Michael Piquemal Vocal Ensemble & Eric Lebrun (organ)

Conductor: Michael Piquemal

Littlemore Tractus de Arvo Pärt


Littlemore Tractus est une œuvre pour chœur mixte et orgue écrite par Arvo Pärt, compositeur né le 11 septembre 1935 à Paide, en Estonie, vivant à Tallinn. Il est souvent associé au mouvement de musique minimaliste qui s'est formé à partir des années 1960. 

 

Créateur d'une musique épurée, d'inspiration profondément religieuse — Arvo Pärt est de confession chrétienne orthodoxe, et les chants orthodoxes ainsi que les chants grégoriens ont influencé son style sur la modulation lente des sons —, associée par certains à la musique postmoderne, Arvo Pärt creuse à présent le sillon de son style tintinnabuli. Ses œuvres ont été jouées dans le monde entier et ont donné lieu à plus de 80 enregistrements, ainsi qu'à de très nombreuses utilisations pour l'illustration sonore de films et de spectacles de danse.

 

Composée en 2000, Littlemore Tractus a été créée par le Chœur de St Martin-in-the-Fields sous la direction de Paul Stubbings.

 

Estonian Philharmonic Chamber choir,

Orgue Christopher Bowwers-Broadbent, 

Direction Paul  Hillier

Les trois mousquetaires de Joubert


La production musicale de Julien Joubert comprend musique instrumentale et vocale, comédies musicales (écrites avec Gaël Lépingle), musique symphonique et une soixantaine d’opéras pour enfants, dont plusieurs créés et enregistrés par la Maîtrise de Radio France.

Après des études instrumentales (violoncelle et piano), c’est essentiellement avec le piano et le chant que Julien Joubert exerce aujourd’hui son activité d’interprète. Titulaire du Certificat d’Aptitudes aux fonctions de professeur de Formation Musicale, il s’est spécialisé dans la coordination de spectacles musicaux. Il est professeur au conservatoire d’Orléans.

Passionné par toutes les musiques (classique, film ou musique légère), il lie dans chacune de ses activités musicales (composition, enseignement, chant…) modernité et émotion dans un constant souci d’accessibilité.

 

Académie musicale de Villecroze

D'après le chef d'oeuvre d'Alexandre Dumas

Musique Julien Joubert

Livret Gaël Lepingle